16 mai 2025
Notre voyage à Himeji a commencé par… un détour. Nous avons pris le mauvais train et avons fini par ajouter 45 minutes supplémentaires au trajet. Lorsque nous sommes enfin arrivés, nous étions déjà fatigués, mais Himeji a su nous redonner de l’énergie.
Promenade vers le château d’Himeji
Le tracé de la ville est magnifique. Depuis la gare, une grande avenue mène tout droit au château d’Himeji, avec de larges voies piétonnes idéales pour une balade tranquille. Ce n’est pas une grande ville, mais elle nous a semblé accueillante et agréable à découvrir.

Une petite pause gourmande et un café salvateur
Bien sûr, nous avons goûté les brochettes de bœuf wagyu vendues aux stands près des portes du château. Elles étaient bonnes, mais honnêtement, pas extraordinaires. Un café sympa à proximité a toutefois sauvé la mise : rien ne vaut la caféine quand on a déjà perdu 45 minutes de sa vie à cause d’un mauvais train.


Le château d’Himeji : le « Héron blanc »
Le château d’Himeji, lui, est tout autre chose. Surnommé le « château du héron blanc » (Shirasagijo) en raison de ses élégants murs blancs, c’est l’un des très rares châteaux du Japon à avoir survécu aux guerres, aux tremblements de terre et aux bombardements de la Seconde Guerre mondiale sans subir le moindre dommage. Construit sous sa forme actuelle en 1609, il est considéré comme le château féodal le plus spectaculaire et le mieux préservé du Japon, et a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1993. Contrairement à de nombreux châteaux japonais qui ont été reconstruits en béton, celui-ci est un authentique château médiéval : vieux de plus de 400 ans, il se dresse toujours fièrement.




Il est perché sur les hauteurs, ce qui implique de gravir de nombreux escaliers raides : une séance de sport déguisée en visite touristique. Ce jour-là, les équipes étaient déjà en train de tout installer pour un défilé prévu le lendemain matin, ce qui ajoutait une effervescence supplémentaire aux lieux.
Les jardins de Kōko-en : un voyage dans le temps
Après avoir exploré le château, nous nous sommes dirigés vers les jardins. Chose amusante : pour y accéder, il faut en fait sortir du château, traverser un pont, puis y rentrer par un autre côté. Mais ce petit détour en valait la peine.
Les jardins, connus sous le nom de Kōko-en, ont été créés en 1992 pour célébrer le centenaire de la ville de Himeji. Ils sont conçus dans le style de l’époque d’Edo (1603–1867) et comprennent neuf jardins thématiques différents : des espaces dédiés à la cérémonie du thé aux étangs peuplés de carpes koï, en passant par des bosquets de bambous et des parterres de fleurs de saison. La vue sur le château d’Himeji, qui domine ces jardins paysagers, donne l’impression d’avoir remonté le temps.



Une fin de visite sucrée et le plaisir des cartes postales
Nous avons conclu la visite, sommes redescus en flânant le long de l’avenue jusqu’à la gare, et nous sommes offert un pudding avant de rentrer à Osaka. Honnêtement ? Ce pudding à lui seul valait presque le détour en train.
Puis nous avons eu une autre idée amusante : grâce à une carte postale que nous avions récupérée à l’office de tourisme de Himeji, nous avons décidé d’envoyer de vraies cartes postales à nos proches. Nous en avons envoyé quelques-unes à des amis, et cela s’est avéré étonnamment agréable — comme si nous partagions un petit bout de notre voyage en temps réel.
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