10 janvier 2026
Pour notre dernier jour au Maroc, nous avons consacré notre temps à Marrakech. Surnommée la « Perle du Sud », la ville se caractérise par ses murs emblématiques de couleur rouge-ocre qui semblent briller d’une teinte presque illusoire sous le soleil couchant.

Conseil de voyage : l’argent liquide, c’est roi
Avant de plonger dans l’itinéraire, un petit avertissement : à Marrakech, l’argent liquide est roi. Qu’il s’agisse des droits d’entrée aux sites historiques, des restaurants locaux ou des étals des souks, chaque transaction nécessitait des dirhams. Assurez-vous d’avoir suffisamment d’argent liquide avant de partir ; trouver un distributeur dans le labyrinthe sinueux de la médina est un défi que vous ne souhaitez pas relever au cours d’une journée bien remplie.

Le palais El Badi : la splendeur de la décadence
Notre première étape fut le palais El Badi (Palais El Badi). Construit en 1578 par le sultan Ahmad al-Mansur pour commémorer sa victoire sur les Portugais, il fut autrefois financé par l’or et le sucre et salué comme la « huitième merveille du monde ».
- La beauté des ruines : aujourd’hui, le palais n’est plus que l’ombre de ce qu’il était. Alors que le bâtiment principal était en cours de rénovation, je me suis laissé séduire par sa « beauté des ruines ». J’ai particulièrement apprécié les salles souterraines et les donjons. En parcourant ces passages frais et voûtés en briques, on imagine aisément les immenses richesses — or, ivoire et épices — qui y étaient autrefois entreposées.
Conseil aux visiteurs : l’entrée coûte environ 70 dirhams. Prévoyez entre 1 heure et 1 heure et demie pour explorer le domaine et les tunnels souterrains.





Le palais de la Bahia : l’apogée de l’artisanat marocain
Nous nous sommes ensuite rendus à pied au palais de la Bahia. Si El Badi incarne le poids de l’histoire, la Bahia représente l’apogée de l’esthétique marocaine. Construit à la fin du XIXe siècle, son nom signifie « splendeur », et il porte parfaitement bien ce nom.
La complexité des zelliges (mosaïques) y est époustouflante. Chaque motif géométrique semble témoigner en silence de la patience des artisans marocains. Des plafonds en bois de cèdre sculpté aux cours paisibles, le palais offre un aperçu de la vie luxueuse des grands vizirs.


La médersa Ben Youssef : le campus de mes rêves
En marchant vers le nord depuis la place, nous sommes arrivés à la médersa Ben Youssef. Autrefois la plus grande université islamique d’Afrique du Nord, elle accueillait plus de 900 étudiants.
- Merveille architecturale : la cour centrale, avec son bassin réfléchissant et ses sculptures en stuc finement ouvragées, est à couper le souffle.
- Réflexion personnelle : j’ai passé un moment à explorer les quartiers des étudiants. Les chambres sont petites et faiblement éclairées, mais la façon dont la lumière du soleil illumine le bois et la pierre est parfaite. En contemplant ces magnifiques constructions, je n’ai pas pu m’empêcher de penser : si mon école avait été construite avec autant de beauté, ou si un internat disposait de chambres aussi superbes, j’aurais souhaité intégrer un internat.






Se perdre dans les souks et la fièvre de la Coupe d’Afrique
La promenade de la place Jemaa el-Fnaa à la madrasa vous fait traverser des rangées interminables de souks (rues commerçantes).
Alors que le soleil tapait fort à l’extérieur, les étals couverts gardaient les ruelles étroites fraîches et ombragées, transformant cette promenade en une véritable aventure plutôt qu’en une corvée. Nous nous sommes perdus parmi les épices, le cuir et les céramiques – ce qui est, honnêtement, la meilleure façon de découvrir Marrakech.
L’ambiance : Il régnait dans l’air une effervescence palpable en raison de la Coupe d’Afrique des nations. Le football est une religion ici, et on pouvait voir des foules rassemblées autour de chaque petit poste de télévision ou de radio, dans l’attente des matchs. Bien que je ne sois pas fan de football, être témoin de leur passion collective était une expérience en soi.


Adieu le Maroc : l’Espagne, nous revoilà !
Marrakech est une ville animée, bruyante et empreinte d’une énergie brute qui vous marque à jamais. Je suis ravie que nous ayons terminé notre voyage par Fès et Marrakech. Au départ, ces deux villes m’intimidaient le plus en raison de leur ampleur et de leur intensité, mais elles se sont avérées être les plus vivantes et les plus enrichissantes pour un voyageur.
Ce soir, c’est notre dernière nuit au Maroc. Demain, nous prenons l’avion pour Barcelone. Espagne, nous revoilà !











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